Critères de choix des écrans plat expliqués

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Critères de choix des écrans plat expliqués

Bien choisir son écran plat


Les caractéristiques des moniteurs LCD sont encore plus complexes à décrypter que celles des CRT (à tubes cathodiques). Pourtant, ces nouvelles caractéristiques sony cruciales pour cet élément que nous considérons comme l'un des plus important d'un ordianteur.

Il est donc nécessaire d'avoir quelques notions pour préparer son achat :

Diagonale et format
Le standard actuel des écrans LCD semble s’établir vers les dalles 19" (pouces), assez polyvalentes. Les diagonales supérieures (20, 23, 24 pouces) et le format panoramique (16:10 en 19, 20, 23, 30 pouces) sont également en nette progression grâce à des prix en constante baisse.

Résolution
A contrario des moniteurs CRT, les LCD ne disposent que d’une résolution où l’image sera parfaite, sauf modes d’affichage particuliers. En effet, les pixels de ces écrans étant fixes, toute résolution inférieure à la résolution native nécessitera d’être interpolée, ce qui aura pour conséquence de rendre l’affichage flou ; il est donc nécessaire de la choisir avec soin. Les écrans 17 et 19" sont dans leur immense majorité conçus pour une résolution de 1280x1024 pixels, suffisante pour la majorité des utilisations. Une résolution de 1600x1200 peut apporter un grand confort pour des utilisations graphiques. Du côté des formats larges, 1680x1050 constitue le standard, 1920x1200 le haut de gamme.

Luminosité
Elle influe sur la capacité de l’écran à être utilisé dans un environnement  lumineux. Cela dit, une luminosité trop faible n’est plus réellement un problème d’actualité pour les moniteurs LCD de bureau, ce problème tendant au contraire à s’inverser. Il sera ainsi plus pertinent de s’intéresser à la fidélité du rendu du noir total, en partie conditionnée par le contraste. 250cd/m² constitue aujourd’hui la norme et est une bonne valeur de référence.

Contraste
Le contraste est un élément essentiel pour la vivacité des couleurs, mais également pour la profondeur du noir. 500:1 constitue une bonne base, toute valeur supérieure étant bonne à prendre, jusqu’aux 1500:1 de certains écrans récents. A noter, l’existence de traitements de surface particuliers comme le X-Black chez Sony, capables d’accentuer la vivacité des couleurs, au détriment de la présence de reflets sur la dalle de l’écran.



Angles de vision
Angles de vision : pour des raisons inhérentes à leur conception, les écrans LCD ne sont pas parfaitement visibles sous tous les angles, et leur affichage peut se dégrader considérablement au-delà d’une certaine inclinaison. Les angles de vision avancés par les constructeurs sont cependant souvent très fantaisistes, à cause de normes peu claires sur le sujet. Il vous faudra donc vérifier les capacités effectives de l’écran, sans pouvoir vous baser sur une mesure de référence.

Rendu des couleurs
Outre leur vivacité, la justesse des couleurs rendues par rapport au signal est un critère primordial pour les graphistes, pour qui la fidélité du rendu est essentielle. A ce niveau non plus, pas de valeur de référence. Le plus simple étant de se baser sur la documentation des constructeurs pour savoir s'il met en avant le rendu des couleur sur ses produits, ou mieux, nous demander conseil.

Temps de réponse
Cet élément est essentiel pour assurer la netteté du rendu des images en mouvement. En effet, un temps de réponse trop élevé implique un phénomène de rémanence, qui consiste en une persistance anormale des images, se traduisant en particulier par des traînées lors des déplacements à l’écran. Il est donc primordial pour une utilisation ludique ou le visionnage de films de conserver un temps de réponse réduit. Une valeur de 12 ou 16 ms peut être considérée comme un maximum pour ces utilisations, des valeurs supérieures ne posant cependant aucun problème pour une utilisation bureautique.

Influence des technologies à leur niveau
On retrouve sur le marché 3 technologies différentes au sujet des dalles équipant les moniteurs LCD. S’affrontent ainsi les technologies TN+Film, IPS et VA, et leurs nombreuses déclinaisons. La première est particulièrement adaptée aux jeux et offre les temps de réponse les plus bas, au détriment des angles de vision et du rendu des couleurs. L’IPS offre les angles de vision les plus généreux, au détriment cette fois de temps de réponse élevés, inadaptés au jeu, le rendu des couleurs étant quant à lui généralement bon. Reste enfin le VA, et particulièrement sa récente déclinaison P-MVA qui constitue le meilleur compromis, proposant un excellent rendu des couleurs, des angles de vision généreux et un bon temps de réponse, bien qu’encore supérieur à celui des dalles TN.

Autres fonctions
Il peut être intéressant de vérifier si l’écran est doté d’un concentrateur USB, d’enceintes d’appoint, ou encore est réglable en hauteur afin de s’adapter au mieux à l’utilisateur (et non l’inverse). Enfin, la présence d’un port DVI peut être intéressante pour bénéficier d’une netteté d’affichage maximale et de réglages simplifiés, à condition que la carte graphique reliée en soit également dotée.

Garantie, pixels morts
Les pixels morts sont des défauts d’affichage dont souffrent parfois les écrans plats et qui se traduisent par des points noirs, blancs ou de couleur aberrante à l’écran. Les politiques des constructeurs envers ces défauts parfois très gênants diffèrent de façon notable et il peut être intéressant de vérifier dans quelle mesure un écran est couvert contre ce genre de désagréments



La connectique des écrans LCD



La diversité de la connectique employée est une autre originalité des écrans LCD. Là encore, les technologies employées déterminent la segmentation du marché ; cependant, les modèles haut de gamme proposent fréquemment une compatibilité transversale, tandis que des adaptateurs sont disponibles (avec d’importantes limites).

Le VGA, ou l’héritage des CRT
La connectique la plus répandue est le VGA, c’est-à-dire la connectique analogique issue des écrans CRT. On retrouve le VGA sur tous les ordinateurs récents, et sur tous les écrans commercialisés ou presque (sauf ceux d’Apple... mais des adaptateurs existent). Le défaut principal de la connectique VGA tient au fait que les informations qu’elle transmet doivent être converties en analogique. Or, les écrans plats utilisent des signaux numériques, ce qui nécessite une nouvelle conversion, de l’analogique au numérique cette fois-ci, lorsque le signal vidéo parvient à l’écran. Lors de cette conversion, des distorsions apparaissent nécessairement, ce qui explique pourquoi l’utilisateur doit régler lui-même la géométrie de l’image.

Le DVI
La connectique DVI, originellement réservée aux écrans haut de gamme doté de larges diagnoales affichées, s’étend depuis plusieurs mois au milieu et à l’entrée de gamme. Le DVI est une technologie 100% numérique, qui assure donc une transmission optimale des informations vidéos entre l’unité centrale et l’écran. Aussi, l’utilisateur est dispensé des contraignants réglages de géométrie d’affichage. Le DVI se décline en trois versions :
  • DVI-A, qui est un "faux" DVI, puisqu’il s’agit d’une version analogique du DVI. Il s’agit du port DVI qui utilise un adaptateur VGA vers DVI ;
  • DVI-D, la version la plus courante, uniquement numérique ;
  • DVI-I, qui équipe certains moniteurs haut de gamme, reprend la base du DVI-D mais y ajoute un connecteur dédié aux signaux analogiques.

L’ADC
C'est une technologie développée par Apple et utilisée sur les écrans Apple et Formac. Elle nécessite d’avoir une carte vidéo adaptée (livrée notamment avec les Powermacs G4). L’ADC est une évolution intéressante du DVI : en plus du signal vidéo numérique, l’ADC assure l’alimentation électrique de l’écran ainsi que le support d’un hub USB éventuellement intégré à l’écran. Le bouton d’allumage de l’écran permet également de mettre l’ordinateur sous tension ou de suspendre son activité. Dommage qu’il s’agisse là d’une solution propriétaire peu répandue.





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